Genève-Paris, le 15 mars 2012. Les 8 et 9 mars 2012, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a organisé la quatrième réunion “inter-mécanismes”, à l’invitation du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) à Genève (Suisse).
A cette occasion, les mécanismes et programmes internationaux et régionaux de protection des défenseurs des droits de l’Homme – opérant au sein des Nations unies, de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), du Conseil de l’Europe, de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) et du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme de l’OSCE – rejoints par des représentants de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la Francophonie et d’ONG, ont discuté de la rédaction d’un rapport conjoint sur les normes et recommandations existantes relatives à la protection des défenseurs des droits de l’Homme aux niveaux international et régional. La CIDH a proposé de jouer un rôle de coordination dans la rédaction du rapport, avec le soutien de l’Observatoire. Ce rapport s’inspirera du Commentaire de 2011 de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme par la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les défenseurs et du deuxième rapport de la CIDH sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme. Un tel document, le premier de ce genre, constituera non seulement un instrument utile aux défenseurs, aux Etats et aux autres parties prenantes concernées, mais démontrera également une unité d’approches entre les mécanismes. (Lire la suite…)
Les Rapporteurs sur les défenseurs des droits de l’homme des Nations Unies (ONU), de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) expriment leur grave préoccupation face aux actes de représailles contre les particuliers et les groupes qui cherchent à coopérer avec les systèmes de protection des droits de l’homme régionaux et/ou de l’ONU. Ces représailles contre des particuliers et/ou des groupes qui engagent un dialogue direct avec l’ONU, la CADHP et la CIDH, ou qui autrement fournissent des informations sur la situation des droits de l’homme dans des pays particuliers, prennent la forme de campagnes de diffamation, de harcèlement, d’intimidations, de menaces directes, d’agressions physiques et d’assassinats.
L’ONU, la CADHP et la CIDH ont chacun des accords normatifs et des règles de procédure interdisant explicitement les actes de représailles commis par des acteurs étatiques et non-étatiques.1/ Afin de préserver la collaboration vitale entre la société civile et les mécanismes des droits de l’homme régionaux et de l’ONU, les Rapporteurs sur les défenseurs de droits de l’homme s’engagent et appellent à accroître surveillance et action pour le respect de ces règles, et soutiennent l’initiative prise récemment par la Présidente du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui demande aux Etats de mettre un terme immédiat au harcèlement et à l’intimidation des particuliers et des groupes présents à la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme.2/ 





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